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Préserver sa santé face au risque phytosanitaire

adoptez la phyt'attitude

L'étude des modes de contamination des applicateurs de produits phytosanitaires ouvre de nombreuses pistes de prévention. Cette prévention, même si elle reste complexe à mettre en oeuvre, est indispensable car le risque est important.


© CCMSA - Crédit : A. Caste

 

 

 

C’est la prise de conscience du risque et le comportement qui lui est associé qui permet de prévenir efficacement les contaminations sur l’homme.

 

L’évaluation du risque phytosanitaire se raisonne de façon globale, de l’amont à l’aval du chantier de traitement. Le port d’un Equipement de Protection Individuelle (EPI) ne supprime pas le risque de contamination lié à la dangerosité du produit.

 

 

Avant de démarrer le chantier de traitement

 

  • choisir le produit le moins toxique : l’étiquette du produit est essentielle pour comprendre le danger auquel l’applicateur s’expose. Elle contient des informations quant à sa toxicité et ses conditions d’emploi. Bien lire les étiquettes du produit est la première étape d’une prévention réfléchie pour faire le lien entre phrases de risque et l’EPI à privilégier.
  • s’assurer d’avoir un matériel bien réglé et bien entretenu
    • un matériel bien réglé entraîne moins de dysfonctionnement donc moins d’interventions sur le pulvérisateur et de fait moins de possibilités de contamination.
    • souffler dans une buse, marcher dans la zone traitée : autant de risques de contamination à éviter.
  • Choisir un équipement de protection individuelle adapté
    • l’équipement de protection individuelle ne supprime pas le risque, c’est une barrière ultime de protection.
    • Les utilisateurs de produits phytosanitaires refusent souvent de porter les équipements car ils sont mal adaptés (trop grands, trop lourds, trop chauds…).
    • Quelque soit le produit utilisé, ils pensent qu’il faut porter l’ensemble des équipements de protection (bottes, combinaison, masques, gants). Or, l’équipement de protection individuelle est à adapter en fonction de la formulation du produit, de son mode de pénétration, du mode d’application du produit, de la morphologie de l’applicateur, … Exemple : avec un produit irritant pour les yeux R36, les lunettes sont à privilégier.
    • Il faut toutefois être conscient des limites des équipements de protection individuelle, c’est pourquoi il ne doit pas être le seul moyen de prévention dans l’évaluation du risque d’intoxication par les produits phytopharmaceutiques.

 Pendant le chantier de traitement

 

  • Distinguer les zones à risque fort
    • L’opérateur occupe durant une journée de traitement plusieurs postes de travail différents, chacun se déroulant dans une zone distincte quant aux risques de contamination. Trois zones sont à distinguer :
      • Une zone à faible risque (cabine du tracteur quand elle est propre, étanche, filtrée et ventilée),
      • Une zone à risque élevé dans laquelle l’agriculteur est en contact direct avec le produit (préparation de la bouillie, intervention sur le pulvérisateur au champ),
      • Une zone à risque modéré (environnement immédiat du pulvérisateur).
  • Respecter l’hygiène
    • L’hygiène (se laver les mains à chaque étape, ne pas manger et fumer pendant le chantier…) est le facteur essentiel pour éviter les contaminations durant tout le traitement.
    • La contamination survient notamment quand les équipements de protection individuelle sont enlevés de manière imparfaite ou réutilisés alors qu’ils sont souillés.
    • L’applicateur doit adopter des comportements qui doivent devenir des réflexes : laver les gants avant de les enlever, se doucher après chaque traitement, laver systématiquement après le traitement les équipements réutilisables.

 

 Après le chantier de traitement

 

  • Veiller aux contaminations passives
    • Respecter les délais de réentrée sur une parcelle après traitement (arrêté du 12 septembre 2006),
    • Intégrer la possibilité de contamination lors du travail en co-activité (travail en équipe, travail à proximité sur une parcelle voisine),
    • Mettre l’accent sur le nettoyage du matériel de pulvérisation dès la fin du traitement,
    • Avoir une hygiène corporelle méticuleuse et sans faille par des lavages répétés (gants, mains, corps, vêtements).

 

La MSA intervient au quotidien pour que la santé des applicateurs devienne la priorité de tous

 

L’agriculteur n’est pas seul responsable de sa propre prévention même il est le seul à prendre des risques. C’est pourquoi la MSA met tout en œuvre pour intervenir auprès de l’ensemble des acteurs agricoles. Son but est de les impliquer dans la gestion de ce risque, chacun ayant sa part de responsabilité et son rôle à jouer.

 

  • Elle intervient auprès des pouvoirs publics (homologation, réglementation) et des fabricants de produits phytosanitaires (formulations moins contaminantes, conditionnement, lisibilité de l’étiquette) pour ne pas mettre sur le marché des produits toxiques pour l’applicateur.
  • Elle agit auprès des fabricants de pulvérisateurs et d’équipements de protection individuelle pour améliorer la fiabilité des matériels agricoles et les équipements utiles pour la mise en œuvre des produits.
  • Elle sensibilise ses relais et partenaires : distributeurs de produits et d’équipements de protection, professionnels de santé (médecins généralistes, hôpitaux ruraux), partenaires Phytomieux… pour faire passer les messages de prévention.
  • Enfin, elle accompagne le chef d’entreprise agricole
    • pour l’informer, le former et le conseiller afin qu’il choisisse les produits en fonction d’une moindre toxicité,
    • pour qu’il forme son personnel, qu’il organise le travail en séparant les phases de préparation des produits des phases d’application (formation gratuite par la MSA).

 

La veille et l’alerte avec Phyt’attitude

 

Maux de tête, nausées, mal de ventre, irritations ou difficultés à respirer…Les phytosanitaires en sont peut-être la cause !

Pour bénéficier d’un accompagnement individuel d’un expert médical et faire profiter de votre expérience, appelez Phyt’attitude !

 

 

N° vert 0800 887 887

Appel gratuit depuis un poste fixe

 

Grâce à Phyt’attitude, la MSA analyse les signalements des intoxications aigues survenus lors de l’utilisation des phytosanitaires. Ainsi les matières actives les plus souvent en cause et les circonstances d’intoxication seront mieux connues.

 

Tous ensemble, agissons sur les différentes dimensions du risque phytosanitaire pour obtenir une prévention optimale, c’est-à-dire adaptée au travail de l’applicateur et respectueuse de sa santé.

 

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Dernière mise à jour : 22/01/2010© MSA Saône-et-Loire - Tous droits réservés